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Tassaft  Ouguemoune
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Tassaft Ouguemoune

VIP-Blog de tassaft
a111@sympatico.ca

  • 17 articles publiés dans cette catégorie
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 05/09/2006 02:21
    Modifié : 10/02/2016 04:36

    Garçon (0 ans)
    Origine : Montréal (Québec)
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    Chorale et groupe de danse Kabyles à l’école de Blida

    22/07/2007 00:36

    Chorale et groupe de danse Kabyles à l’école de Blida


    Lors de notre visite à Blida, ce qui a attiré notre attention est la découverte d’une chorale et d’un groupe de danses Kabyles activant au sein de l’école Privée "Baya".

    Ce groupe active depuis 1 an, sous la direction de Mme Ait-ouahioune ; enseignante au sein de cette école.

    Nouara Ait-Ouahioune est une ancienne élève de l’école Normale de Tizi-ouzou (ITE).

    Elle a fait partie, elle aussi de la première chorale de cet Institut (années 74-76).

    Arrivée à Blida en 1985, Mme Ait-Ouahioune a commencé à préparer des danses Kabyles à chaque inter-école et lors des fêtes de fin d’année au sein de l’école "Bounaama Djilalli".

    Le groupe formé au sein de cette école a activé durant plus de 7 ans.

    Actuellement ; avec son groupe de l’école Privée "Baya", Mme Ait-Ouahioune a pu atteindre son objectif qui est de porter sa culture au dela des frontières dites Kabyles.

    Rien n’est laissé au hasard avec cette enseignante toute dévouée à sa culture (défilé de mode des tenues amazigh ; danses ; chants et chorale).

    Nous avons interviewé pour vous Mme Nouara Ait-Ouahioune :

    T.Ould-Hamouda : Azul Mme Ait-Ouahioune et bienvenue à Kabyle.com.

    N.Ait-Ouahioune : Azul à toutes et à tous

    T.Ould-Hamouda : C’est extraordinaire de trouver dans des écoles à Blida ; loin des régions de Kabylie des groupes de danses et des chorales Kabyles, pouvez-vous nous en parler ?

    N.Ait-Ouahioune : Tout d’abord je tiens à préciser que je suis Kabyle et fière de ma "Kabylité", étant loin de ma région, je pense que c’est un devoir pour chacun de nous d’utiliser tous les moyens en son pouvoir afin de promouvoir sa culture et la faire connaitre.

    T.Ould-Hamouda : Vos élèves ne sont pas tous Kabyles, comment acceptent-ils de se joindreà vos activités ?

    N.Ait-Ouahioune : Dans le programme d’histoire, je fais connaître à mes élèves leur identité ainsi que toutes les facettes de notre culture. Ils sont tellement fiers de découvrir qu’ils sont amazigh et c’est d’eux-mêmes qu’ils demandent à apprendre la langue.

    T.Ould-Hamouda : Est-ce que la Direction de ces écoles sont d’accord sur ce que vous faites ? N.Ait-Ouahioune : Bien sûr ; ils sont les premiers à venir m’encourager à persévérer. Ils mettent tous les moyens techniques et pédagogiques pour m’aider dans la réalisation de mes tâches.

    T.Ould-Hamouda : Vous avez fait partie de la première chorale de l’école normale de Tizi-ouzou, avez-vous gardé quelques souvenirs ?

    N.Ait-Ouahioune : C’était la belle époque et la naissance des premières chorales de Tizi ( Celle du Lycée Fatma N’Soumeur, celle de l’école normale et par la suite celle du lycée El-Khansa. Nous avons participé à plusieurs fêtes : Les Algeriades ; la fête d’ouverture de la maison de la culture de Tizi-ouzou ; et plusieurs autres...

    T.Ould-Hamouda : Votre mot de la fin Mme Ait-Ouahioune ?

    N.Ait-Ouahioune : Je remercie Kabyle.com pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer et merci à tous les membres des écoles "Bounaama" et "Baya" de Blida ainsi qu’à tous mes élèves.

    T.Ould-Hamouda : Merci Mme Ait-Ouahioune et Bravo pour ce que vous faites

    Entrevue réalisée par T.Ould-Hamouda le 13 juillet 2007 - Blida

    Source : http://www.kabyle.com/Une-chorale-et-un-groupe-de-danse,12384.html#forum



    Commentaire de Arezki de Montréal (22/07/2007 22:49) :

    Simplement bravo!

    http://kabylie.vip-blog.com




    Le Achewik (chant sacré) de Kabylie ou la survivance des femmes berbères

    27/05/2007 20:59

    Le Achewik (chant sacré) de Kabylie ou la survivance des femmes berbères


     

     

     

     

    Les écorchures des cœurs en prose :
    Que nos achewik résonnent,
    résonnent ! Ou chewik iwe atheslane
    Qu’ils libèrent tous ceux qui les entonnent Ayene ithe ni-harkene
    Des souffrances qui les emprisonnent
    Achewik iwe athis sah lou athi tan tan athi re nou ajrah boul ath iekfou
    thil ha ve’sis athi twanfou
    Thi el hav’se boul athe souf rane
    Par : Flora
    Les mirages de l’espoir en chants :
    « L’appel à la joie »
    O toi, dont j’ai partagé la joie, viens !
    Rends-moi la joie que je t’ai donnée
    Depuis longtemps, depuis trop longtemps
    Nous étions sur le versant de l’ombre
    Mais la lune vient d’éclore
    Déjà, sa clarté nous inonde. »
    Marguerite Taos Amrouche
    Chant n°3 du disque Chants berbères de Kabylie I Aubade rituelle, style asvou’rer Primé en 1967 par l’Académie du disque français.
    La torture de l’âme en « assefru » :





    Les œuvres de Mammeri et Feraoun à l’étude par Boussad Berrichi, universitaire à Paris

    02/04/2007 00:32

    Les œuvres de Mammeri et Feraoun à l’étude par Boussad Berrichi, universitaire à Paris


     

    Une littérature qui a marqué un tournant dans la littérature francophone,  en rupture radicale avec la littérature coloniale bourgeoise, pratiquée jusque-là et qui s’inscrit dans la revalorisation de l’histoire, de l’identité, du patrimoine, de la langue et culture maternelles kabyles, voir berbère en général.

    Boussad Berrichi, universitaire à Paris et auteur de différentes études sur la littérature francophone, vient de finaliser plusieurs études sur les œuvres de Feraoun et de Mammeri.

    Une sorte d’hommage à ces deux pionniers de la littérature algérienne et une matière à étude pour les  universitaires, chercheurs et étudiants.

    En effet, pour réaliser ce projet qui s’inscrivait dans une série de recherches sur les écrivains et intellectuels algériens, Berrichi a déjà finalisé depuis 2004 un ouvrage de 650 pages, intitulé : Mouloud Mammeri, écrits et paroles (1952-1989).

    Ce dernier  sera publié, avec l’accord de sa famille. La deuxième phase de ce projet est consacrée à Mouloud Feraoun et comprend une recherche approfondie sur toute l’œuvre du père du Fils du pauvre.

    Après plusieurs années passées dans le recensement de toutes les références sur Feraoun, réunir tous ses écrits et publications, études, articles, reportages, contes traduits, entretiens et interviews publiés dans divers journaux et revues depuis 1950 à 1962, l’universitaire entamera une opération de dépouillement des revues, journaux, livres, catalogues des bibliographies pour trouver la moindre trace écrite de Feraoun aussi bien sur son œuvre, qu’au sujet d’autres écrivains.

     Suivra alors l’étape de vérification du texte de l’auteur ainsi que la transcription de tous ses textes écrits ou oraux (interventions radiophoniques ou autres supports audiovisuels).

    La dernière phase est consacrée à la notation des textes pour les placer dans leur contextualité afin d’attaquer en définitive la relecture et la correction pour présenter au lecteur un recueil de textes transcris et annotés dont le titre sera Mouloud Feraoun, écrits et paroles (1950-1962).

    N’en restant pas là, Boussad Berrichi s’est attaqué ensuite à deux autres recherches portant sur  " Bibliographie des travaux de et sur Mouloud Feraoun " et " Bibliographie des travaux de et sur Mouloud Mammeri " et prépare en ce moment un essai sur les œuvres des deux écrivains.

    En ce qui concerne leur publication, M.Berrichi précisera dans une interview accordée à Kabyle.com qu’il doit y aller doucement et informera qu’une fois les deux livres sur Mammeri, qu’il compte  publier prochainement, sur le marché, il passera ensuite ceux sur Feraoun.

    Invité à parler de l’œuvre autobiographique par excellence de Feraoun, à savoir Le Journal (55-62), Boussad Berrichi qui le qualifiera de "livre-vérité", expliquera que le Journal constitue un document bouleversant sur la guerre d’indépendance algérienne et une série de chroniques quotidiennes d’un instituteur au fin fond de la guerre.

     Faisant une profonde analyse de l’œuvre  des écrivains qu’il nomme "la génération 52", Berrichi notera que ces auteurs ont apporté une littérature qui témoigne d’une volonté d’affranchissement d’une servitude et d’un mimétisme littéraire, d’un courage de renverser l’ordre établi dans le domaine littéraire sur le plan du contenu et sur le plan de la forme.

    Une littérature qui a marqué un tournant dans la littérature francophone,  en rupture radicale avec la littérature coloniale bourgeoise, pratiquée jusque-là et qui s’inscrit dans la revalorisation de l’histoire, de l’identité, du patrimoine, de la langue et culture maternelles kabyles, voir berbère en général.

    Quand on lui demande un commentaire sur le roman posthume de Feraoun qui vient d’être édité sous le titre La Cité des Roses, Boussad Berrichi répondra que  ce roman complète son œuvre et estimera qu’il est temps de démonter les lectures idéologiques faites de l’œuvre de Feraoun, car dira-t-il, l’idéologie est le produit de l’ignorance et notre écrivain a combattu cette dernière durant toute sa vie.

    Il ajoutera qu’à l’occasion du 45e anniversaire de son assassinat, le meilleur hommage que nous puissions rendre à Mouloud Feraoun est de veiller à ce que l’enseignement de l’œuvre de ce grand écrivain soit inséré dans les programmes scolaires, croyant dur comme fer que le destin d’une société, d’un peuple voire même d’un pays se dessine à travers son école.   

    Il conclura avec un vœu qu’il souhaite voir un jour se réaliser en terre d’Algérie ; redonner la valeur humaine et intellectuelle à l’œuvre de Mouloud Feraoun par la lecture, l’enseignement et l’étude de tous ses écrits.

      Par : H.Hayet

    Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=37841&ed=MTQ2Nw==






    Afrux ifirelles

    19/01/2007 02:35



    Ay a frux ifirelles
    A k-cegaagh awi-d tsbut
    Aali di tignaw ghewwes
    Awi-yi-d lexbar n tmurt

    Abrid-ik yedhar' iban
    Deg-genni iqerb umecwar'
    Ghar Sidi Abd Rrahman
    A lwali i yqublen labhar
    In-as i bab n lber'han
    Aql-agh di lghwerba nent?ar
    Sellem ghef leh'bab akken llan
    Am-massa ncallah ar nemzar'

    Aali di tignaw rehh'el
    S yenna truh'ed' qbala
    Ar tmurt n leqbayel
    Zuri-ts-id akkw s ljemla
    Idurar akkw d sswah'el
    Laazayeb tuddar lexla
    Sellem ghef wid-enni nh'emmal
    Yal yiwen anda yella


    Zwir si Draa Lmizan
    Hewess kra yellan d lhuma-s
    At-tadid ghef izemran
    Tiniri t-tghuzza wmecras
    At-tefghed s Agwni G-geghran
    Lhara-nnagh rrzu fell-as
    Sellem ghef lehbab akan llan
    Ghass at-tensed din yibbwass

    Kemmel s adrar n Jrejra
    Naaqal aali d asawen
    S yenna truhed qbala merr?a
    At Wasif d Icerridan
    Ath michli d Tizi N Criaa
    Akken I d-mqabalen
    Sellam ghef lehbab merra
    D ssadatt Igawawen

    Dil akinna gher Mayu
    Ah Yala d Bni Mensur
    Tazmalt At Abbas Aqbu
    Sidi ?ic Wad Amizur
    Hader win i t-ttajjad cfu
    Zuri-ten akkw yelha ttfakur
    S-yen gher Bgayet jbu
    Guraya ig-g?ussen lebhur

    S-yenna dil-ed s Ibehriyen
    Rrif rrif n lebhar
    Dehm-ed Tamgut Alayen
    Azazga d Bni Ijjar
    Meklaa d Ath Yiraten
    Gher At Yani iqerb umcwar
    Sellem akkw ghef yehbiban
    Tzured?Ccix Muh Ulmexttar

    S-yen zegr-ed s Iwadiyen
    Ghur-ek a-k-aarqen iberdan
    At Aaysi akkw d Ihesnawen
    Akkw d Wakal Aberkan
    Tizi Wezzu d Balwa aalayen
    Wagennun akkw d ljiran
    S-yenna dehm-ed s Iflissan
    Awi-yi-d lexbar yellan.

    Da Slimane Azem

    source : http://www.slimane-azem.com/forum/viewtopic.php?t=68

    Mouh-Aamrane






    Imesdurar, les Montagnards, par Ferhat Imazighen Imula

    22/12/2006 02:02



    IMESDURAR

    Idurar t-tidet cebhen
    S uqerruy iw ar cebhen
    Ar cebhen amzun d laz

    D laz akw i ten icebhen
    Yegguggug yef yedyayen
    Idyayen i yef nejtutel

    Deg wayen i cnan wid i iy izwaren
    Ar assa tidet teffer
    Cbaha bb win t yedyayen
    Laz yeqqim i emesdurar
    Imesdurar n twayit
    Tawayit tezzi yasen
    Ala nettat i ten ihemmlen

    Themmel iten i tmettant
    Tmettaten yef wayen ur tetten
    Akw d wid ara ten iccen

    Sawalen asen d ad nyen
    Tinekkriwen g yemyiden
    Iyallen m’ara buren
    Awi d w’ara ten yayen

    Ansi i d yekka waya ?
    Ayagi yekka d
    Si tesyiret tasihrant tameqwrahant
    I d ikkren deg wzayar
    Yerzan taxeddimt bb wedrar
    Anwa i d amesdrar assa
    tesserwa tmurt is ?
    Assagi :
    Tayat is t-tcabcaqt n uyefki
    Asyar is t taqereet n lgaz
    Tibhirt is d ssuq
    Awi d kan tadrimt
    Anidat ?

    Tadrimt trebba aqacuc
    Di temdinin f izuyar
    Izuyar sufella idurar

    Sayasen t id iyallen
    Tetten t ala at ieebbad
    Widak nni yitetten

    Ttfen tamurt di Marikan
    Di Rrus d wanda ssawden
    Tekkan yef wid mi ttaken iysan
    Idan wid iy ihekmen

    Ay iyallen akken nella
    Nella d wid iburen
    Ney d wid n lluzinat

    Amenny iy icebbwlen
    Macci garanay ara d yas
    Wiy ismerkayen anida-t ?

    Kkret a nedduklet fellas
    A nefrut bb waggaraney
    Ddunit a tbedddel llsas
    Ad yali yitij nney

    (Chanson de Ferhat Imazighen Imula)


    LES MONTAGNARDS

    Les montagnes sont certes belles
    Sur ma tête qu’elles sont jolies
    Aussi belle que la faim naturelle
    C’est même la faim qui les embellit
    Elle fleurit sur les pierres éternelles
    Sur lesquelles nous restons assis.

    De tout ce qu’ont chanté
    Nos prédécesseurs et nos ainés
    Une vérité reste encore à élucider :
    La beauté est le lot de pierres taillées
    La faim des montagnards résignés.
    Les montagnards de malheur, les opprimés.

    Le malheur les entoure, c’est leur sort
    Et n’ont que lui pour les aimer
    Il les aime pour la mort
    Mourir pour des causes vénérées
    Celles des exploiteurs et consorts
    Ils leur font appel pour briser
    Le soulèvement des corps.

    Les bras inoccupés
    Ne demandent qu’acquéreur
    Où sont les autres, les oubliés ?
    Ce phénomène rongeur
    Vient de la production capitaliste
    Développée dans les plaines nordistes
    Écrase la production rurale et sudiste.

    Quel est aujourd’hui le paysan
    Qui se suffit à lui-même de son vivant ?
    Le dernier d’entre-eux a à peine :
    Pour bois, une bouteille de butane
    Pour chèvre, une boîte de lait
    Pour potager, le marché
    Pourvu qu’il ait l’argent frais…

    L’argent s’entasse là-bas
    Dans les villes bâties sur les plaines
    Plaines au-dessus des montagnes
    Il est produit par les bras
    Confisqués par les ventrus indignes
    Qui nous enchaînent et nous saignent.

    Ils détiennent le pouvoir aux USA
    En URSS et dans le monde si bas
    S’appuyant sur eux, ils nous jettent
    Les os et les restes…..
    Ces chiens qui nous dirigent
    Des corrompus en héritage…

    Que nous soyons penseurs
    Ou simples chômeurs
    Ou ouvriers d’usine
    Nos luttes intestines
    Sont indignes.

    Voyons plutôt leur instigateur
    Unissons-nous, contre l’oppresseur
    Et la paix sera
    Le monde changera
    Et notre soleil resplendira….

    (Traduction par Berbere06 - Inspiration chanson de Ferhat Imazighen Imula)

    Source : http://www.makabylie.info/?article1332






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