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Les œuvres de Mammeri et Feraoun à l’étude par Boussad Berrichi, universitaire à Paris
02/04/2007 00:32
Une littérature qui a marqué un tournant dans la littérature francophone, en rupture radicale avec la littérature coloniale bourgeoise, pratiquée jusque-là et qui s’inscrit dans la revalorisation de l’histoire, de l’identité, du patrimoine, de la langue et culture maternelles kabyles, voir berbère en général.
Boussad Berrichi, universitaire à Paris et auteur de différentes études sur la littérature francophone, vient de finaliser plusieurs études sur les œuvres de Feraoun et de Mammeri.
Une sorte d’hommage à ces deux pionniers de la littérature algérienne et une matière à étude pour les universitaires, chercheurs et étudiants.
En effet, pour réaliser ce projet qui s’inscrivait dans une série de recherches sur les écrivains et intellectuels algériens, Berrichi a déjà finalisé depuis 2004 un ouvrage de 650 pages, intitulé : Mouloud Mammeri, écrits et paroles (1952-1989).
Ce dernier sera publié, avec l’accord de sa famille. La deuxième phase de ce projet est consacrée à Mouloud Feraoun et comprend une recherche approfondie sur toute l’œuvre du père du Fils du pauvre.
Après plusieurs années passées dans le recensement de toutes les références sur Feraoun, réunir tous ses écrits et publications, études, articles, reportages, contes traduits, entretiens et interviews publiés dans divers journaux et revues depuis 1950 à 1962, l’universitaire entamera une opération de dépouillement des revues, journaux, livres, catalogues des bibliographies pour trouver la moindre trace écrite de Feraoun aussi bien sur son œuvre, qu’au sujet d’autres écrivains.
Suivra alors l’étape de vérification du texte de l’auteur ainsi que la transcription de tous ses textes écrits ou oraux (interventions radiophoniques ou autres supports audiovisuels).
La dernière phase est consacrée à la notation des textes pour les placer dans leur contextualité afin d’attaquer en définitive la relecture et la correction pour présenter au lecteur un recueil de textes transcris et annotés dont le titre sera Mouloud Feraoun, écrits et paroles (1950-1962).
N’en restant pas là, Boussad Berrichi s’est attaqué ensuite à deux autres recherches portant sur " Bibliographie des travaux de et sur Mouloud Feraoun " et " Bibliographie des travaux de et sur Mouloud Mammeri " et prépare en ce moment un essai sur les œuvres des deux écrivains.
En ce qui concerne leur publication, M.Berrichi précisera dans une interview accordée à Kabyle.com qu’il doit y aller doucement et informera qu’une fois les deux livres sur Mammeri, qu’il compte publier prochainement, sur le marché, il passera ensuite ceux sur Feraoun.
Invité à parler de l’œuvre autobiographique par excellence de Feraoun, à savoir Le Journal (55-62), Boussad Berrichi qui le qualifiera de "livre-vérité", expliquera que le Journal constitue un document bouleversant sur la guerre d’indépendance algérienne et une série de chroniques quotidiennes d’un instituteur au fin fond de la guerre.
Faisant une profonde analyse de l’œuvre des écrivains qu’il nomme "la génération 52", Berrichi notera que ces auteurs ont apporté une littérature qui témoigne d’une volonté d’affranchissement d’une servitude et d’un mimétisme littéraire, d’un courage de renverser l’ordre établi dans le domaine littéraire sur le plan du contenu et sur le plan de la forme.
Une littérature qui a marqué un tournant dans la littérature francophone, en rupture radicale avec la littérature coloniale bourgeoise, pratiquée jusque-là et qui s’inscrit dans la revalorisation de l’histoire, de l’identité, du patrimoine, de la langue et culture maternelles kabyles, voir berbère en général.
Quand on lui demande un commentaire sur le roman posthume de Feraoun qui vient d’être édité sous le titre
La Cité
des Roses, Boussad Berrichi répondra que ce roman complète son œuvre et estimera qu’il est temps de démonter les lectures idéologiques faites de l’œuvre de Feraoun, car dira-t-il, l’idéologie est le produit de l’ignorance et notre écrivain a combattu cette dernière durant toute sa vie.
Il ajoutera qu’à l’occasion du 45e anniversaire de son assassinat, le meilleur hommage que nous puissions rendre à Mouloud Feraoun est de veiller à ce que l’enseignement de l’œuvre de ce grand écrivain soit inséré dans les programmes scolaires, croyant dur comme fer que le destin d’une société, d’un peuple voire même d’un pays se dessine à travers son école.
Il conclura avec un vœu qu’il souhaite voir un jour se réaliser en terre d’Algérie ; redonner la valeur humaine et intellectuelle à l’œuvre de Mouloud Feraoun par la lecture, l’enseignement et l’étude de tous ses écrits.
Par : H.Hayet
Source : http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=37841&ed=MTQ2Nw==
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Afrux ifirelles
19/01/2007 02:35
Ay a frux ifirelles A k-cegaagh awi-d tsbut Aali di tignaw ghewwes Awi-yi-d lexbar n tmurt
Abrid-ik yedhar' iban Deg-genni iqerb umecwar' Ghar Sidi Abd Rrahman A lwali i yqublen labhar In-as i bab n lber'han Aql-agh di lghwerba nent?ar Sellem ghef leh'bab akken llan Am-massa ncallah ar nemzar'
Aali di tignaw rehh'el S yenna truh'ed' qbala Ar tmurt n leqbayel Zuri-ts-id akkw s ljemla Idurar akkw d sswah'el Laazayeb tuddar lexla Sellem ghef wid-enni nh'emmal Yal yiwen anda yella
Zwir si Draa Lmizan Hewess kra yellan d lhuma-s At-tadid ghef izemran Tiniri t-tghuzza wmecras At-tefghed s Agwni G-geghran Lhara-nnagh rrzu fell-as Sellem ghef lehbab akan llan Ghass at-tensed din yibbwass
Kemmel s adrar n Jrejra Naaqal aali d asawen S yenna truhed qbala merr?a At Wasif d Icerridan Ath michli d Tizi N Criaa Akken I d-mqabalen Sellam ghef lehbab merra D ssadatt Igawawen
Dil akinna gher Mayu Ah Yala d Bni Mensur Tazmalt At Abbas Aqbu Sidi ?ic Wad Amizur Hader win i t-ttajjad cfu Zuri-ten akkw yelha ttfakur S-yen gher Bgayet jbu Guraya ig-g?ussen lebhur
S-yenna dil-ed s Ibehriyen Rrif rrif n lebhar Dehm-ed Tamgut Alayen Azazga d Bni Ijjar Meklaa d Ath Yiraten Gher At Yani iqerb umcwar Sellem akkw ghef yehbiban Tzured?Ccix Muh Ulmexttar
S-yen zegr-ed s Iwadiyen Ghur-ek a-k-aarqen iberdan At Aaysi akkw d Ihesnawen Akkw d Wakal Aberkan Tizi Wezzu d Balwa aalayen Wagennun akkw d ljiran S-yenna dehm-ed s Iflissan Awi-yi-d lexbar yellan.
Da Slimane Azem
source : http://www.slimane-azem.com/forum/viewtopic.php?t=68
Mouh-Aamrane
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Imesdurar, les Montagnards, par Ferhat Imazighen Imula
22/12/2006 02:02
IMESDURAR
Idurar t-tidet cebhen S uqerruy iw ar cebhen Ar cebhen amzun d laz
D laz akw i ten icebhen Yegguggug yef yedyayen Idyayen i yef nejtutel
Deg wayen i cnan wid i iy izwaren Ar assa tidet teffer Cbaha bb win t yedyayen Laz yeqqim i emesdurar Imesdurar n twayit Tawayit tezzi yasen Ala nettat i ten ihemmlen
Themmel iten i tmettant Tmettaten yef wayen ur tetten Akw d wid ara ten iccen
Sawalen asen d ad nyen Tinekkriwen g yemyiden Iyallen m’ara buren Awi d w’ara ten yayen
Ansi i d yekka waya ? Ayagi yekka d Si tesyiret tasihrant tameqwrahant I d ikkren deg wzayar Yerzan taxeddimt bb wedrar Anwa i d amesdrar assa tesserwa tmurt is ? Assagi : Tayat is t-tcabcaqt n uyefki Asyar is t taqereet n lgaz Tibhirt is d ssuq Awi d kan tadrimt Anidat ?
Tadrimt trebba aqacuc Di temdinin f izuyar Izuyar sufella idurar
Sayasen t id iyallen Tetten t ala at ieebbad Widak nni yitetten
Ttfen tamurt di Marikan Di Rrus d wanda ssawden Tekkan yef wid mi ttaken iysan Idan wid iy ihekmen
Ay iyallen akken nella Nella d wid iburen Ney d wid n lluzinat
Amenny iy icebbwlen Macci garanay ara d yas Wiy ismerkayen anida-t ?
Kkret a nedduklet fellas A nefrut bb waggaraney Ddunit a tbedddel llsas Ad yali yitij nney
(Chanson de Ferhat Imazighen Imula)
LES MONTAGNARDS
Les montagnes sont certes belles Sur ma tête qu’elles sont jolies Aussi belle que la faim naturelle C’est même la faim qui les embellit Elle fleurit sur les pierres éternelles Sur lesquelles nous restons assis.
De tout ce qu’ont chanté Nos prédécesseurs et nos ainés Une vérité reste encore à élucider : La beauté est le lot de pierres taillées La faim des montagnards résignés. Les montagnards de malheur, les opprimés.
Le malheur les entoure, c’est leur sort Et n’ont que lui pour les aimer Il les aime pour la mort Mourir pour des causes vénérées Celles des exploiteurs et consorts Ils leur font appel pour briser Le soulèvement des corps.
Les bras inoccupés Ne demandent qu’acquéreur Où sont les autres, les oubliés ? Ce phénomène rongeur Vient de la production capitaliste Développée dans les plaines nordistes Écrase la production rurale et sudiste.
Quel est aujourd’hui le paysan Qui se suffit à lui-même de son vivant ? Le dernier d’entre-eux a à peine : Pour bois, une bouteille de butane Pour chèvre, une boîte de lait Pour potager, le marché Pourvu qu’il ait l’argent frais…
L’argent s’entasse là-bas Dans les villes bâties sur les plaines Plaines au-dessus des montagnes Il est produit par les bras Confisqués par les ventrus indignes Qui nous enchaînent et nous saignent.
Ils détiennent le pouvoir aux USA En URSS et dans le monde si bas S’appuyant sur eux, ils nous jettent Les os et les restes….. Ces chiens qui nous dirigent Des corrompus en héritage…
Que nous soyons penseurs Ou simples chômeurs Ou ouvriers d’usine Nos luttes intestines Sont indignes.
Voyons plutôt leur instigateur Unissons-nous, contre l’oppresseur Et la paix sera Le monde changera Et notre soleil resplendira….
(Traduction par Berbere06 - Inspiration chanson de Ferhat Imazighen Imula)
Source : http://www.makabylie.info/?article1332
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Inas i gma
03/12/2006 02:04
Dis à mon frère,
car il l’ignore,
que ce n’est pas du regard ,
qu’il va pouvoir démonter une mer calme.
Qu’il fasse appel aux foudres du ciel,
à la pluie et à la grêle,
au froid et à la neige et qu’il se tienne bien loin pour voir,
ce jour-là, les embarcations couler.
Où est le chemin que l’on cherche et que l’on ne trouve toujours pas ? Où se trouve la vérité qui nous cherche sans nous trouver ? Où se trouve l’injustice qui donne tant de force aux épreuves ?
Je vais te jurer,
au nom de ce que tu n’attends pas…
Je vais te jurer,
que tu ne verras point ce que tu chéris,
à moins de t’arracher ce rêve dans lequel tu es tombé.
Si tu es intelligent,
tu arriveras à tes fins.
Et si tu as compris,
à chacun de tes frères tu expliqueras.
A chaque brume qui disparaît,
une nouvelle brume arrive. Chaque main qui te frappe,
tu lui souris dès qu’elle te caresse. Toi qui es enchainé,
ton joug est bien solide.
La main qui t’enchaine,
prends soin de l’embrasser avant de la mordre…
Si mon cœur se réchauffe c’est vers lui que le soleil se tourne.
Mon foie est en retrait,
gelé par le froid.
Si mon foie se réchauffe,
les rayons du soleil se tournent vers lui.
Mon cœur est en retrait et manque de gercer à cause du froid
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Inas i gma par Lounis Ait-Menguellet
Inas i gma wer nez'ri, mačči s tmuγli , ar at cebbwled’ lebh’er yersen, jbed-dd arεud n-igenni, lehwa d-ubruri, asemmid' d-ideflawen, tezged-dd mbbεid s-tmuγli, ad tezr'ed’ as-nni wali lembbwaber ad iγerqen...
Anida-t webrid, nettrağğu mazal nufa ? Anida-tt tidett, t-ttnadi wer daγ tufa ? Angga-t lbat’el, yettakken lğğehd i tlufa ? Win ur tettnadi, tezr’id’ γurek i dd-yestufa, arwu taguni, tinid’-as isehl i twakksa...
Ma yeh’mu wul-iw, it’ij γer lğğiha-s yewwet, tassa-w tedduri, teqim i wegris semd’et, ma teh’mu tassa-w, it’ij fell-as i dd-yecreq, ul-iw yedduri, s-ugris yebγa ad iceqeq...
Ad ak ggalleγ, uh’eq ayen γef ur tebnid’, ad ak ggalleγ, ar ayen aεzizen ur tez’rid’, siwa ma tekksed’, targit-nni deg i teγlid’, ma yella tz'ewr'ed’, ad tefγed’ s-ayen tebγid’, ma yella tfehmed’, kkul gma-k ar d as tinid’,
Azaglu yerz'en, nettrağğu ak εiwden wayed’, kkul agu yekksen, gma-s akk i dd-yessiwed’, kkul afus ikk yewten, m ikk iself ad as ted’sed’, a win yettwarzen, iğğhed rebg si teqned’, afus kk icudden, suden-it uqbel at-γez'ed’....
Transcription : Icerfan
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Poésie : Acrostiche pour Aït Menguellet
05/11/2006 06:33
Les villages de Kabylie Ont un phénomène exquis. Un torrent de poésie, Né des oppressions subies, Illustrées de belles mélodies, Se déverse dans les esprits.
Avec sa voix, il séduit, Il éveille et initie, Tous ceux qui l’ont bien compris.
Mêlant sérieux, modestie, Et sa magique thérapie, Nous lui devons tant, à vie. Guérissant les âmes meurtries, Un bien-être les envahit, Et l’espoir revient ainsi. Le fan réfléchit, agit, La lumière se fait, luit, Et la vérité surgit, Triomphant face au déni.
par : Slimani Saïd (Maâtkas)
source:http://www.depechedekabylie.com/popread.php?id=28311&ed=1313
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