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Tassaft  Ouguemoune
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Tassaft Ouguemoune

VIP-Blog de tassaft
a111@sympatico.ca

  • 15 articles publiés dans cette catégorie
  • 206 commentaires postés
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 05/09/2006 02:21
    Modifié : 10/02/2016 04:36

    Garçon (0 ans)
    Origine : Montréal (Québec)
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    Ait-Daoud

    06/05/2007 00:53

    Ait-Daoud


    Aït-Daoud, village de la commune de Yattafène en Kabylie (Algérie), peuplé d'environ 3500 habitants, situé à environ 50 km au sud de Tizi-Ouzou et qui niche sur une colline à 800m d'altitude juste au pied du Djurdjura.

    Ait-Daoud veut dire "Fils de David" en kabyle; "David" est le nom du premier habitant du village, frère de "Saada" qui a donné naissance au deuxième village de la commune de Yattafène, en l'occurrence Ait-Saada.

    Caractéristiques

    - Connu pour ses nombreux et valeureux martyrs de la guerre de révolution (1954-1962).

    - Une école primaire qui a été classée meilleure école de la wilaya de Tizi-Ouzou en 1995-96) et selectionnée également en remportant un concours organisé par la wilaya, sur la meilleure enquête scolaire des établissements et plusieurs fois selectionnée meilleur établissement de sa daira.

    Cette ecole est relevée au rang des écoles pilotes par l'UNICEF bénificiant ainsi d'un programme priviligié.

    "Tamusni" qui est une association culturelle et scientifique, l'une des plus actives associations de la Wilaya.

    Cette association a su dynamisé la région par les multiples activités qu'elle organise, des activités culturelles, scientifiques et sportives et au même temps elle organise des cours de soutien aux élèves préparant les examens finaux (6ième, BEF et BAC).

    - Une fontaine dite "Thala M'loulen", son nom veut dire "La fontaine Blanche" en kabyle.

    Devenue une vraie destination touristique locale de la région, cette fontaine possède ses mystères qui en font sa différence.

    En effet, la fontaine est dite blanche parce qu'elle est au sommet d'un grand rocher blanc bien encastré dans un formidable décor naturel, entouré par de très grands arbres et des colines avec une vue impressionnante et surréaliste.

    Sa rareté fait son charme, la fontaine dégage une eau très chaude et naturelle et ne coule qu'une fois tous les trois ans en moyenne, au cours de la meilleure saison de la région: le printemps.

    Source : http://www.la-kabylie.com/kabylie/villages/ait-daoud/ait-daoud.html






    Algérie

    04/04/2007 16:08

    Algérie


    La carte géographique d'Algérie
     

    ALGERIE L'HISTOIRE

    A l'aube des temps historiques, l'Algérie est peuplée de berbères que l'on nomme aussi Libyens ou Amazighs. Ces peuples les uns nomades, les autres sédentaires, connaissent l'écriture (caractères semblables au Tifinagh des Touaregs actuels), le dessin et de modestes sépultures évoluées: Bazina.

    Dans sa première organisation étatique l'Algérie s'appelle Numidie et plusieurs générations de rois berbères la gouverne de Syfax à Juba II.
    Dés le XIIeme S. av. J.C, les phéniciens s'établissent sur la côte et y fondent ces fameux comptoirs qui contribueront à influencer une région pré-destinée aux échanges, au commerce et rapports universels.

    Après la destruction de Carthage en 146 av. JC et la victoire de Rome sur les Royaumes Numides, la partie nord de l'Algérie est annexée aux provinces africaines de l'Empire Romain.
    Il est resté des témoignages archéologiques qui occupent une place importante dans l'héritage culturel de l'Algérie. Il faut voir les cités militaires de Timgad Lambez, la belle et douce Djemila prés de Sétif, ou ces résidences littorales dont Tipaza donne une image lumineuse.

    Au VIIeme siècle, commence la conquête arabe qui va entraîner une modification définitive due au ralliement massif à l'Islam.

    Puis la régence Turque s'établit au XVIeme siècle et, avec elle, l'histoire maritime que la légende ne cessera d'enrichir.

    L'Algérie est sans doute l'un des plus beaux pays du Maghreb , offrant des sites naturels d'une exceptionnelle beauté, se ressemblent et s'opposent, au point que dans le même jour, l'on puisse se rouler dans les neiges des monts Tikdjda ou en kabylie , se baigner dans la grande bleue et , au crépuscule, s'enfouir dans les sables chauds du Sahara .

    ALGERIE GEOGRAPHIE

    Située entre le Maroc et la Tunisie , elle s'étend sur 2.382.000 km2.
    Par ses contrastes géographiques, le territoire algérien présente des types de paysages variés:
    La côte, avec de belles plages et ses criques sur une longueur de 1200 km .

    Le territoire algérien se subdivise en deux grandes zones géographiques distinctes.

    La première zone, une bande de 200 à 300 km de large qui s'étend sur 1 200 km de littoral, concentre sur 325 000 km2 l'énorme majorité de la population algérienne. Au sud de cette bande, s'étend l'immense Algérie saharienne (plus de 2 millions de km2), domaine du désert.

    En bordure de la mer Méditerranée, l'Algérie forme la partie les plaines côtières au pied de l'Atlas tellien, formé des monts de Tlemcen, Ouarsenis, Titteri, Djurdjura, Babor, Bibans, Edough; ces massifs, que la neige recouvre en hiver, possèdent en plusieurs endroits de belles forêts de pins et de cèdre;
    les hauts plateaux ou hautes plaines sont le domaine de l'halfa, de l'élevage et du blé, ainsi que celui d'un certain nombre de sites archéologiques (Djemila, Qalaâ des Beni Hammad, etc.);
    le Sahara, 2.000.000 km2, demeure le territoire d'immenses dunes, de plateaux caillouteux et de montagnes lunaires et, aussi, celui des oasis, ces havres de fraîcheur, d'émerveillement et de découvertes (Ziban, vallée du M'Zab, Touat, Gourara, Tassili et le Hoggar).

    Une population fière, majestueuse vivant depuis la nuit des temps dans les profondeurs de ce massif calcaire.
    Elle se distingua au cours de son histoire par sa détermination à résister à toute invasion étrangère.

    Aurès fut plus d'une fois le bastion de l'indépendance et le flambeau de la révolte. Comme le montagnard kabyle, le paysan Aurassi tient à vivre en paix.

    L'un des attraits d'un circuit dans les Aurès est que l'on y passe brusquement d'un paysage forestier et pastoral à un décor pré-saharien.

    La sensibilité du visiteur y est sans cesse sollicitée par la beauté et la variété des paysages naturels. comme par l'originalité de la population.

    La Kabylie possède une richesse inestimable : la qualité de l'environnement. Pureté de l'air, font du massif du Djurdjura et de la Grande Kabylie dans son ensemble un véritable parc naturel.

    Le Djurdjura forme, d'ouest en est une barrière continue hérissée de pics calcaires atteignant
    2 000. m d'altitude.

    Le rêve est aujourd'hui accessible.

    Vingt et un pays offrent des plages sur la Méditerranée : tous ou presque possèdent par surcroît montagnes, villes d'art et ruines romaines,..

    Il n'existe qu'un Sahara, L'Algérie le possède.

    En accédant à l'Assekrem, ou en arrivant, sur la corniche de Timimoun. A 150 km/h , sur des routes faites comme des boulevards, aucun parcours dans cette immensité ne peut laisser indifférent - non plus qu'aucune étape. que l'oasis soit luxuriante ou dévorée par les sables.

    " Et mon désert, si seulement je t'en montre les règles du jeu, se fait pour toi d'un tel pouvoir et d'une telle prise que je puis te choisir banal, égoïste. borgne et sceptique dans les faubourgs de ma ville ou le croupissement de mon oasis, et t'imposer une seule traversée du désert, pour faire éclater en toi l'homme, comme une graine hors de sa cosse, et t'épanouir d'esprit et de cœur..."
    (Antoine de Saint-Exupéry)

    Les routes côtières sont des corniches : Corniche des Dahra entre Mostaganem, Tenes et Cherchell, Corniche du Chenoua entre Cherchell et Tipaza, prolongée par la Corniche du Sahel jusqu'à Alger, Corniche Kabyle de Dellys à Bejaia et de Tichy à Jijel.
    Elle ont des chaussées étroites, mais le parcours sinueux et escarpé offrent quelques-uns des plus beaux paysages méditerranéens.
    En de nombreux secteurs, construire de telles corniches était impossible : au long de la côte des tracas, ou de la presqu'île de Collo ou de celle de Chetaibi notamment.  

    SOYEZ LES BIENVENUS

    Afin de préparer votre voyage, nous avons sélectionne quelques sites qui vous aideront à connaître les conditions d‘entrée en Algerie. Vous y trouverez également, des informations utiles à votre séjour.

    Nous vous souhaitons d’agréables voyages et séjours.


                                                                           Affaires consulaires              Meteo                Hotels           

    Source : http://www.airalgerie.dz/info/discover_f.htm






    Des collines aux mosaïques historiques

    25/12/2006 17:45



    • Petites histoires des Ath Yanni
    • Des collines aux mosaïques historiques
    • Ath Yanni, commune faite de collines, est située à 150 km de la capitale et à 35 km au sud-est du chef lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Elle est considérée comme un paradis écologique, une station au climat radieux.

       Source : http://www.depechedekabylie.com/popread.php?id=25330&ed=1266

    Surplombée par la chaîne montagneuse du Djurdjura, la localité occupe une superficie de 3 425 ha (35 km2) pour une population approximative estimée à 6 .000 habitants. Son relief est constitué d’une succession de collines entrecoupées par des sites naturels exceptionnels lui offrant un caractère touristique indéniable.
    Les Ath Yanni tirent leurs origines des tribus "Zouaouiyen" (Izwawiyen), d’après Ibn Khaldoun, dans l’histoire des Berbères (1352-1406). Ils sont composés des tribus des "Ath Rbah", des "Ath Ouacifs" et des "Ath Yanni".
    Ces trois tribus, selon les historiens, habitent de petites villes bien bâties. Leurs populations varient entre 70 et 300 habitants, où chaque tribu est bien organisée et conservée. Des populations qui étaient également, selon ces historiens, développées notamment par leurs diverses activités industrielles qu’elles exerçaient à l’époque. Des pièces et sites archéologiques ayant été découverts, témoignent de la fascination des populations anciennes des At Yanni à l’armurier et à l’orfèvrerie ainsi qu’aux petites industries diverses.
    Les centres d’habitations des At Yanni sont concentrés, jusqu’à nos jours, d’ailleurs, dans sept villages érigés sur des collines. Il s’agit de Taourirt Mimoun, Taourirt L’hadjadj appelé aussi Takhabit, Ath Lahcen, Ath Larbâa, Tigzirt, Agouni Ahmed et Tansaout.
    Mais les centres les plus anciens sont Taourirt Mimoun, Ath Larbâa et Ath Lahcen qui constituaient les Ath Betroune. Leurs regroupements sont opérés sous l’égide de Sidi Ali U Yahia. Ce fut un saint duquel les marabouts de Taourirt Mimoun revendiquent la descendance.
    Sidi Ali U Yahia, était un guerrier et diplomate en même temps. Il serait venu de Sakiat El Hamra, du Maroc, aux environs de l’an 1600. "Il entraîna les At Yanni vers leur victoire définitive sur les At Ouacifs contre lesquels ils entretenaient des relations hostiles et belligérantes", notent les historiens.

    Les légendes des At Mimoun


    Les At Mimoun entretiennent des légendes aussi étonnantes qu’elles paraissent plus mythiques que véridiques, sur l’origine de leur descendance. Ainsi, l’on parle d’une époque où le village était frappé par une forte peste qui extermina ses habitants. Un jour, un homme de ce village descendit à la rivière sur le dos d’un mulet et il rencontra un vieil individu à la tête nue portant une très longue barbe. Le vieil homme tenait un bâton à la main et était pieds nus. Un entretien s’est enclenché, dés lors, entre les deux hommes :
    “Descends ! Je vais monter ; je vais à Taourirt”, lui dis le vieil homme.
    - De quelle famille est-tu ?, lui répliqua le cavalier.
    - Mon nom est Mimoun, répond le vieux.
    - Non, juif ! Tu es donc juif ? s’exclama le cavalier avant de décliner
    - Moi, c’est Kaci, je suis musulman….


    La légende raconte que Kaci n’était point quelqu’un de bien, mais il a accepté quand même de prêter son mulet à l’étranger. Depuis, la peste a disparu du village…. Et Taourirt est devenue Mimoun…. La peste ne reviendra jamais, raconte aussi la légende.
    Une autre légende, celle de "Sidi L’mouhoub Ouali et la mosquée de Taourirt Mimoun", qui raconte que le Saint a transformé le Bey en une femme.
    La mosquée de Taourirt Mimoun fut édifiée à partir du XVIe siècle, c’était à l’époque Turc. Elle fut construite par Sidi L’mouhoub Ouali, fils de Sidi Ali U Yahia, un homme Saint également qui était venu s’installer dans ce village alors qu’il adorait prier et méditer. L’on raconte, par ailleurs, que les citoyens de ce village, bien qu’ils soient accueillants et possédant la bonne manière pour recevoir les inconnus, ils ne se gênent pas de faire subir le mal aux étrangers, car, aussi contradictoire que cela puisse paraître, ils admettent mal la présence d’étrangers en leur milieu, raconte t-on également. Ce fut ainsi la raison pour laquelle, Sidi L’mouhoub hérita d’un don du ciel (la baraka du Dieu) et de son père par laquelle il a fait miracle de maudire ces gens-là en les faisant souffrir de misères et de maladies.
    Une situation de désolation qui amènera les citoyens de Taourirt Mimoun à demander pardon au Saint (Ouali). On racontait aussi que Sidi L’mouhoub faisait le commerce d’armes à Alger. Un jour, des soldats turcs conduits par le Bey, apostrophèrent le Saint et demandèrent à savoir ce qu’il transportait avec lui. Sidi L’mouhoub se saisira d’une poignée de poudre qui fut transformée en couscous puis la montra au Bey. Cette "rencontre" donnera lieu à une sympathie entre le Bey et le Saint. Celui-ci sera d’ailleurs invité par le chef turc à un dîner chez lui. Le Bey était nourri d’une mauvaise intention puisqu’il lui prépara un chat comme souper. Sidi L’mouhoub reconnu l’odeur de "la viande" qu’il caressa de sa main avant de prononcer : "Esseb !" (va-t-en !)
    Et le chat s’enfuit. Puis le Saint transforma le Bey en une femme… ! Celui-ci supplia le Saint de lui redonner sa forme….
    Et comme reconnaissance à ses pouvoirs "magiques", le Bey lui construira une mosquée à Taourirt Mimoun dont le matériau fut importé du Maroc, telle la porte, la faïence, les colonnes et les chapiteaux. La mosquée, restée intacte à nos jours, est bâtie entre le quartier des marabouts et celui des Ath Mamer (Mammeri).

    Aux origines des autres tribus


    Les premiers occupants du village des At Lahcen sont les At Attelli, venus de Larbâa Nat Irathen, les migrants de Nezlwa venus du sud de Djurdjura et les migrants de Awrir Uzemur d’Akbil. Les Ath Lahcen furent le village le plus peuplé et le plus riche des At Yanni. Leur village contient plusieurs ateliers de fabrication d’armes et de bijoux.
    Quant aux Ath Larbâa, ils sont originaires de la Kabylie maritime. Ils sont composés des Ath Frawsen et des Iflissen qui sont à l’origine Ath Qayed d’Iflissen.
    Les autres composantes de ce village sont de Béjaïa (Qalâa d’Ath Abbas) venus en réfugiés de la guerre entre le roi de Koukou et la Qalâa. Taourirt El Hadjadj se nomme également Takhabit est bâti au lieu dit El Djamâ n’Tkhabit appartenant à la dynastie (L’arch) Oubelkacem. Celui-ci est composé des tribus de Takhabit, Ath Arbah, Tassaft Ouguemoun et At Ali Ouharzoun, appelée jadis Taourirt Ath Ali.
    Takhabit a connu deux guerres qui ont duré quatre ans (1616-1620), selon Belkacem Ben Sedira. Dés lors, le village se partagea en deux softs : les partisans de l’union avec les Ath Yanni et les partisans de l’union avec les At Ouacifs. Sidi Ali U Yahia rebâtit le village et prendra le nom de Taourirt El Hadjadj (L’éperon des pèlerins).
    Le village Tigzirt est bâti sur un terrain offert par Sidi Ali U Yahia à des réfugiés d’At Abbas des Ouacifs. Quant au village d’Agouni Ahmed, il fut fondé par deux familles de Tassaft (l’arch Oubelkacem), raconte-t-on. Tansaout e avait été fondé par Sidi Ahmed Uzegane, homme Saint venu des Ouacifs.

    Sites et vestiges historiques des Ath Yanni


    Plusieurs sites archéologiques ont été découverts dans les villages d’Ath Yanni.
    Des traces qui témoignent du passage des turcs dans la localité mais aussi de leur installation et du développement des activités économiques, entre autres. La mosquée de Taourirt Mimoun reflète aussi de l’intérêt accordé à la religion dans le village et les villages environnants à cette même époque.
    Elle fut édifiée à partir du XVIe siècle Taourirt Mimoun par Sidi L’mouhoub Ouali fils de Sidi Ali U Yahia.
    Mouloud Mammeri a été le premier qui a pris conscience de protéger et de sauvegarder ce merveilleux monument, dont il a refait la charpente de la mosquée.
    Elle a été restaurée en 1997, dont les rares modifications ont été opérées avec attention, selon Melle Ouahioune Saliha, fonctionnaire à la direction de la culture de la wilaya. Celle-ci nous précisera que les travaux engagés sont très timides eu égard à la rareté de certains matériaux originaux, telle la faïence.
    Notre interlocuteur ayant établi sa propre fiche technique, signale, par ailleurs, que la mosquée n’est toujours pas classée patrimoine historique.
    Les turcs ont utilisés des matériaux que recèle la localité à l’instar de la pierre, la brique, l’argile, le bois ainsi que de la chaux mélangée à de la terre. Quant aux accessoires intrants, les Ottomans ont dû recourir à l’importation du Maroc à l’exemple des colonnes et les chapiteaux.
    C’est, en somme, un chef-d’œuvre architectural et un monument historique des plus fabuleux, que nous avons pu voir lors de notre visite sur les lieux. Les villageois que nous avons rencontrés sur place n’ont pas caché leur fierté d’avoir un tel site au sein de leur village. D’autres monuments historiques, non encore découverts, d’autres pas encore identifiés ou répertoriés, sont éparpillés dans les villages d’Ath Yanni, notamment les nombreuses fontaines construites à l’ère ottomane. Des fontaines aménagées en des bains (hamame).
    Néanmoins, au village Ath Larbâa, les traces d’une autre mosquée datant de l’époque turque sont répertoriés. Cette bâtisse de culte a été brûlée par les français lors de la prise du village, le 25 juin 1857. L’unique trace qui reste intacte est la porte principale de cette mosquée, évoquée d’ailleurs dans “notes et documents concernant l’insurrection de 1856-1857 de la Grande Kabylie" du colonel Robin.

     M.A.






    La Kabylie à travers l’histoire

    13/11/2006 02:48



    Organisation socio-politique et économique de la Kabylie avant et après 1857

    La Kabylie du Djurdjura est composée d’une chaîne côtière qui s’étend de Cap –Djinet au piton de Yemma Gouraya qui domine Béjaïa et du massif du Djurdjura, au sud de la vallée du Sébaou.

     Ce massif imposant, boisé, est constitué d’un ensemble de montagnes à étages successifs qui s’adossent l’une contre l’autre jusqu'à la chaîne du Djurdjura.

    Celle-ci, en forme d’arc, s’étend sur une longueur de 60 km environ et son point culminant s’élève à 2 308 m d’altitude.

     

     Le massif du Djurdjura se présente comme une tour naturelle, un rempart inaccessible que les Romains ont baptisé Mons Férratus, sans doute à cause de la résistance affichée par ses habitants. Les traces d’activité humaine en Kabylie du Djurdjura remontent à la préhistoire comme l’attestent les nombreuses découvertes archéologiques telles que l’industrie lithique, les gravures et peintures rupestres et les stèles libyques trouvées à Abizar et à Souama (…). Elles témoignent de l’activité et de présences humaines permanentes. Quant aux premiers contacts avec le monde extérieur, ils remontent aux Phéniciens (Carthaginois) qui, par les nombreux comptoirs commerciaux longeant la côte kabyle, ont noué certainement des liens commerciaux.

     Ensuite les Romains ont essayé d’imposer leur suprématie sur les montagnes du Djurdjura, mais en vain, le Mons Férratus est inaccessible. Les Quinquégentiens, organisés en confédérations entrèrent en insurrection et ne se sont jamais laissés dominer. Pour mieux surveiller leurs acquis dans les plaines, les Romains ont construit des fortins le long des voies qu’ils ont tracées, en relation avec les différentes limes, à l’exemple du fortin Burgus Centanarius situé sur la rive gauche du Sébaou en relation avec la lime de Bida Municipium (Djemaa Saharidj), située en contrebas des Ath Frawsen. Les relations entre les montagnards et les Romains ne sont pas toujours tendues : Bida Municipium adossé au mont des Ath Frawsen a longtemps prospéré.

    La révolte des montagnards pour l’indépendance prend de l’ampleur en l’an 372 avec l’insurrection de Firmus  qui a soulevé la Kabylie des plaines et celle des montagnes contre l’occupant romain. Il finit par prendre Césaré et la brûler, avant d’être trahi par un des siens.

    Au moyen-âge, les Kabyles du Djurdjura furent intimement mêlés aux évènements politiques et religieux qu’a connus l’Afrique du Nord, sans toutefois se diluer dans la masse. Insoumis, Ils ont su défendre et préserver jalousement leur indépendance. Les Turcs, comme d’ailleurs leurs prédécesseurs, ont échoué dans leur entreprise de colonisation du massif. Ils se sont juste bornés au recouvrement temporaire des impôts. Grâce à leur politique religieuse, ils ont pu ménager des relais pour contrôler la région. Tout comme les Romains, les Turcs érigèrent des bordjs et des fortins pour leurs makhzens le long des vallées pour appuyer leur politique de recouvrement de l’impôt et défendre leur acquis dans les plaines. La soumission des tribus n’a jamais été totale comme l’atteste les nombreuses insurrections et incursions des montagnards : le bordj du Sébaou , fondé en 1720 fut assiégé et celui de Boghni fondé à la même époque que le premier fut détruit à deux reprises, en 1756 puis en 1818 .

    Ainsi, "l’appareil administratif, politique et militaire, mis en place par les Turcs en Grande Kabylie, a été très sommaire et n’a pas affecté les modes d’organisations sociopolitiques des tribus du massif montagneux."

    De l’époque romaine à l’époque turque, les montagnes sont alors restées inaccessibles aux intrusions étrangères. La Kabylie du Djurdjura resta indépendante et autonome. Ce fut donc les Français qui parviennent, pour la première fois de l’histoire, à occuper les montagnes en 1857, en venant à bout de la résistance, 27 ans après la chute d’Alger. Il a fallu mobiliser une armée de 25 000 hommes équipés d’un matériel des plus sophistiqué à l’époque, sous la conduite du général Randon et du maréchal Mac Mahon en "pratiquant la politique de la terre brûlée pour acculer à la reddition les villages et les tribus que les combats n’avaient pas pliés." Au lendemain de leur victoire, l’occupant français mena sur le dernier bastion de la résistance, organisée par la vaillante Lalla Fatma N’Soumeur, une politique de colonisation fondée sur la violence économique(expropriation des terres) et le démantèlement des institutions sociopolitiques traditionnelles. Sous la conduite du Cheikh Aheddad et de El Mokrani, animés par l’esprit d’indépendance et de liberté, les quelques forces restantes se soulèvent contre l’occupant en 1871. L’inégalité des moyens de guerre s’est vite fait ressentir sur le terrain. La mort de Lhadj El Mokrani le 5 mai de la même année et l’arrestation le 13 juillet du cheikh Aheddad, âgé et malade, marquent la fin de l’autonomie de la Kabylie.

     

    Organisation sociale et politique

    Tous les villages se ressemblent dans leurs structures et dans leurs situations géographiques et l’étude d’un seul, suffit pour comprendre toute l’organisation sociale et politique des communautés villageoises.

    L’unité sociopolitique et économique de base de la société Kabyle est la famille élargie : Axxam.

     

     1) Axxam :

    Il est composé de grands-parents, du père, de la mère et de leurs enfants. Trois générations vivent ensemble sous l’autorité de amghar (le vieux). Il est le porte-parole de la famille, notamment à la djemaa (tajmat). 

    Un ensemble de familles (ixxamen) ayant un ancêtre commun compose taxxarubt ou adrum dans certains cas.

     

    2)Taxarubt :

    Txarubt (fraction), est l’extension de la famille élargie. Elle occupe un espace bien défini. Taxarubt "est l’unité première de référence idéologique. L’ensemble des unités composant taxarubt partage en commun l’héritage symbolique légué par l’ancêtre en lignée paternelle. Elles sont collectivement comptables de l’intégrité physique de chacun des membres les composant, et de l’honneur du nom partagé en commun." Avant l’introduction du nom patronymique par l’administration coloniale, les membres de taxarubt (fraction) s’identifient à son nom. Elle porte le nom de l’ancêtre.

    Exemple : Mezyan n Ath Ali (ath Ali est le nom de Taxxarubt).

    Un ensemble de tixarubin (fractions) compose adrum (le quartier). Cependant, imsenden ou Ibaraniyen (familles étrangères) qui se trouvent dans le village, s’insèrent dans les différentes fractions.

    3) Adrum (quartier) :

    Dans les grandes communautés villageoises, le quartier marque une limite géographique. Ainsi, "la structuration qui va de l’axxam à adrum se trouve projetée dans l’agencement des habitations, des tombes au cimetière et jardins". Un ensemble de iderma (quartiers) forme taddart (le village).

    Il arrive que, pour se défendre ou pour attaquer un ennemi commun, des villages s’unissent et forment laârc (tribu) : "Des tribus se liguant contre l’ennemi commun, les confédérations des Flisas, des Guechtoulas, des Aït-jenad, et des Ait Iraten prirent les armes et engagèrent la lutte, en commun, contre les autorités locales que les deys d’Alger cherchaient à leur imposer." Pour les mêmes raisons, les tribus se confédèrent et forment Laârac ou taqbilt (confédération de tribus). Elles sont dissoutes dès que les mêmes conditions qui les ont fait naître cessent d’exister.

    Par ordre croissant on obtient :

    Axxam (famille), axxarub (fraction), adrum (quartier), taddart (village), laârc (tribu), taqbilt (confédération de tribus)

     

    4) Taddart :

    Taddart (communauté villageoise) se présente comme une petite république.

    Taddart (village) qui vient du mot dder (vivre) signifie lieu de vie. "Le village représente le monde des vivants, le monde social, doté d’une organisation socio-économique et politique afin d’assurer sa reproduction physique et sociale". Taddart est administrée par une autorité dirigeante qui est tajmaât (assemblée du village). Elle est composée de “lamin”, assisté par des temans (représentants des différentes xarubas), d’un oukil (trésorier) et d’un imam (secrétaire).

    Avant la colonisation française, tajmaât était un véritable conseil politique doté d’un droit coutumier et de toute indépendance. Elle gère les affaires de la communauté : guerre, paix, promulgation des lois ou leur annulation … Ils exécutent les décisions de l’assemblée, ils veillent sur le patrimoine et les intérêts généraux du village.

    Après la colonisation, tajmaât n’a plus les mêmes prérogatives d’avant, elle est remplacée d’abord par celle du douar (une seule pour toute la tribu). Elle est dirigée par un corps composé d’un bachagha, d’un caïd et de notables choisis et nommés par l’administration. Ensuite, ce conseil est devenu l’assemblée communale   qu’on connaît de nos jours. La dilution de tajmaât n taddart (conseil du village) dans celle du douar ne peut trouver explication que dans la volonté d’avoir la main-mise sur la Kabylie frondeuse. Malgré cela, les communautés villageoises continuent de nos jours de débattre et régler certains problèmes de la communauté. Ainsi, les jeunes de la communauté villageoise qui se sont révoltés en 2001 contre le pouvoir central, pour se défendre et faire aboutir leurs revendications, ont activé le système d’organisation traditionnelle. Ils se sont organisés en laârac (en confédérations).

     

    Economie :

    Avant la colonisation, les montagnards du massif du Djurdjura se sont maintenus en équilibre  sur les montagnes, certainement grâce à leur ingéniosité. Pour vivre en autonomie rester sur ces terres pauvres avec une densité de population importante, les montagnards ont dû appliquer un système socio-politique, juridique et économique,  appuyé par un  important investissement humain : "Toute population qui n’atteint pas une certaine densité est menacée d’absorption, d’assimilation…La densité numérique étant la condition nécessaire pour que s’établisse une certaine densité sociale …est nécessaire en milieu montagneux, pour que le groupe assure son autonomie de subsistance grâce à un stricte contrôle de l’espace utile exigeant un investissement considérable". L’économie des communautés villageoises de la Kabylie du Djurdjura est une économie d’autosubsistance qui tire l’essentiel de ses ressources du travail de la terre, de l’élevage et de l’artisanat. Du fait que la terre était toujours la principale source de l’économie des montagnards, la préservation du patrimoine foncier est devenue impérative. Ainsi, les communautés étaient amenées à édicter des lois telles que, l’exhérédation des femmes et l’indivision du patrimoine lignager.

    L’économie de montagne basée sur l’arboriculture, le jardinage, l’élevage et l’artisanat, différente de celle de la plaine, basée à l’époque, essentiellement sur les céréales, est complémentaire. Un rapport montagne /plaine fut établi. Il renforce le maintien des populations par l’échange du surplus de produits issus de l’économie de montagne (nombreux à l’époque) contre par exemple des céréales qui faisaient défaut dans l’agriculture de montagne .

    Après la colonisation de la région, l’équilibre qui a maintenu les populations se trouve compromis avec la destruction de l’économie et le démantèlement des institutions sociopolitiques sur lesquelles elle repose : expropriations des terres, destructions du patrimoine forestier et arboricole (incendies), déportations, impôts sur la guerre, interdiction du commerce (les souks) et enfin démentèlement des institutions socio-politiques du village.

    Les institutions qui ont maintenu les communautés kabyles sur la montagne, se trouvent donc vidées de leur substance et le rapport montagne/plaine se trouve inversé. "Les choses ont changé à l’époque coloniale, lorsque les plantations modernes ont été étendues dans les plaines …Ainsi s’est trouvé profondément modifié le rapport économique plaine/montagne, dans lequel jusque là, la montagne était privilégiée",  écrivait Marthelot.

     La montagne ne peut plus répondre aux besoins de ses habitants et les ressources économiques ne cessent de diminuer : la terre ne peut plus nourrir la dense population. L’émigration est impérative pour le surplus humain vers les grandes villes d’Algérie (Boufarik Alger et Annaba) et en Europe. "Mis en contact avec l’économie moderne par le salariat et l’émigration, le fellah a été amené à en intérioriser progressivement la logique de rationalisation (la prévision va se substituer à la prévoyance l’esprit de calcul à la “nniya"-refus de calculer". L’émigration des Kabyles en Europe a commencé bien avant la première Guerre mondiale. On compte en mars 1914, 1635 mineurs kabyles employés dans le bassin houiller du Pas-de- Calais et du Nord.

    C’est à partir de la seconde Guerre mondiale que l’immigration fut effective pour les Kabyles. Le manque de dynamisme économique, la scolarisation, et surtout la densité humaine et l’offre d’emplois du pays d’accueil, ont poussé les gens à immigrer en France. Mahé écrivait : "Après avoir envisagé tous les paramètres qui concourent à l’ampleur  du phénomène migratoire, c’est seulement dans les deux douars (Beni Douala et Beni Mahmoud) présentant respectivement 372.hab./km2 et 314 hab./km2 que la corrélation entre densité démographique et intensité d’immigration nous semble relativement pertinente puisque les taux d’immigration par rapport à la population active masculine atteignent respectivement 53 % et 47% contre une moyenne régionale  de 245 hab./km_et 36,3°% d’émigrés".

    Jusque-là, l’émigration était une activité temporaire qui avait pour objectif le soutien des structures familiales communautaires. "Les revenus de l’émigration et ceux obtenus sur place sous forme de salaire ont donc, dans un premier temps, servi directement l’économie d’autosubsistance". Le stock de prévoyance, agricole et artisanal dont disposait la société familiale communautaire fut renforcé dans un premier temps, par l’apport du capital monétaire issu de l’émigration. Ensuite au fur et à mesure que le capital monétaire augmentait, le stock agricole et artisanal diminuait. L’essor démographique accentuait le phénomène et la terre ne pouvait plus nourrir la population. La société passa de l’économie d’auto-subsistance où l’individu dépend du produit de la communauté, à l’économie de dépendance où la communauté dépend du produit individuel. Ainsi la société kabyle est devenue consommatrice et une réserve de main d’œuvre. Après l’indépendance, l’émigration n’est pas épargnée par les changements qu’ont connu toutes les structures de la société familiale communautaire. Elle n’est plus l’émigration temporaire qui renforce les structures de la société, elle devient une source de subsistance et un enrichissement individuel (la mutation s’est faite donc dans un premier temps de l’émigration temporaire à l’émigration de longue durée ensuite à l’émigration familiale dans un second temps). La migration familiale de peuplement est favorisée par les nouvelles orientations de la politique migratoire : "Les objectifs économiques à court terme poursuivis à travers l’usage de cette force de travail d’appoint qu’est la main-d’œuvre immigrée, s’avérant insuffisants, ce sont les préoccupations à long terme, telles que, celle de la reproduction démographique qui vont s’imposer."

     Les conséquences de la dépendance économique font éclater l’unité sociale, (axxam ou famille élargie) et font apparaître des ménages (mari et femme). Le phénomène s’est accentué avec l’accès de la femme à l’instruction et au travail.

    Ainsi à Tala-Khlil, le phénomène d’exode de ménages vers les villes a commencé au lendemain de l’Indépendance. Quant à l’émigration familiale vers la France , elle n’a commencé que dans les  années 70 . Elle s’est accentuée dans les années 90 et 2000.

    Depuis, l’émigration et le salariat sont devenus les principales sources économiques de la région. Le travail de la terre est devenu secondaire(une contrainte). Désormais, la montagne est passée de l’économie d’autosubsistance à l’économie de survie. Les montagnes restent tout de même, peuplées, consommatrices, et servent de réservoirs de main-d'oeuvre.

                                                                           

    Bibliographie et sources archivistiques

    1)  M. Dahmani, Economie et société en Grande Kabylie,O.P.U , Alger 1987.

    2) F. Dessomes P.B, Notes sur l’histoire des Kabyles, Editions Tira -1992.

    3) Gabriel Camps-Libyca- Encéclopédie berbère -Etre berbère

    4) Revue Africaine n° 5. . "Burgus Centanarius ou redoute romaine en Kabylie" Berbrugger

    5) Mahfoud Keddache, l’Algérie dans l’antiquité, le refus berbère, ENAL 1992.

    6)  Anadi n°3 et 4, article "Wedris" Mouhend Akli Hadibi, 1999.

    7)  A. Hanoteau A. Letourneux, La Kabylie et les coutumes kabyles, –Atout Kabyle, Europe

    8) Henri Genevois, monographie villageoises At. Yenni etTagemmout Azouz. ENAG-Editions

    9) Si Amar Boulifa, Le Djurdjura a travers l’histoire. Editions Berti.

    10) J. Morizot, cahiers de l’Afrique et de l’Asie,-l’Algerie kabylisée, annexes, listes des centres municipaux au 31 octobre 1948.                                                           

    11)  J . Nil Robin notes historiques sur la Grande Kabylie de 1830 à 1838, présentation d’A. Mahé Editions Bouchene 2001.

    12) J. Nil Robin, La Grande Kabylie sous le régime turc, présentation d’A. Mahé, Editions Bouchene 2001.

    13) A. Mahé, Histoire de la Grande Kabylie Editions Bouchene 2001.

    14)  Y.Adli La Kabylie à l’épreuve des invasions, Editions Zyriabes, 2004.

    15) G. Camps, Aux origines de la berbèrie/ Massinisa ou le début de l’histoire, Alger 1961 ;

    16) G. Camps, Les civilisations de l'Afrique du Nord et du Sahara, Paris 1974.

    17) G. Camps, Les Berbères mémoire et identité, Paris 1987.

    18) Revue Africaine N°5 Article, L’élargissement des droits politiques des indigènes, ses consequences en Kabylie, de M.M.Remond, O.P.U.

    19) S. Chaker, Imazighen ass-a, Editions Bouchene, 1990.

    20)   A. Zehraoui, L’immigration de l’homme seul à la famille, Ceimi l’Harmattan, 1994.

    21) "Rapport de la commission chargée d’étudier les conditions de travail des indigenes algériens dans la métropole 1914, Editions Gouraya.

     Par Ramdane Lasheb

    Source: http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=30113&ed=MTM0OA==






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